Les jardins du musée Albert-Kahn.
Cliquez sur l'illustration ci-dessus

pour ouvrir un diaporama

(cliquez ensuite sur le bouton "suivant",
en haut à droite de l'image).

Les jardins du musée

Les Jardins d’Albert-Kahn

Les 4 hectares de jardins, parties intégrantes des collections, convient à un voyage végétal autour du monde. Un aperçu à vocation pacifiste des grandes cultures horticoles.

Albert Kahn s’installe à Boulogne-sur-Seine en 1893 où il loue un hôtel particulier au 6 quai du 4-Septembre. En 1895, il acquiert la maison et 4 parcelles de terrain. Il entreprend alors la construction de son jardin.
En 1910, après avoir réuni au total 23 parcelles, Albert Kahn dispose d’un jardin de près de 4 hectares.

Fidèle à son intérêt pour la diversité des cultures, Kahn choisit un genre de jardin bien particulier au XIX e siècle : le jardin dit « de scènes ». L’ensemble paysager qu’il fait aménager se compose d’un jardin français complété par une roseraie et un verger, d’un jardin anglais, d’un marais suivi d’une prairie, d’une forêt bleue et d’une forêt dorée, d’un jardin japonais, et d’une forêt vosgienne enfin.

Inspirés par les principes de dialogue et de communication, constitués de modèles horticoles de différents pays, les jardins Kahn contribuent à son oeuvre au même titre que ses diverses fondations.

Aujourd’hui, le visiteur peut admirer le jardin tel qu’il se présentait au début du XXe siècle, à l’exception de quelques bâtiments disparus. Cette fidélité au modèle original est due à la restauration du site en 1989-1990 par le département des Hauts-de-Seine.
L’entreprise a été menée à bien grâce à l’étroite collaboration entre le musée et la direction départementale des Parcs, Jardins et Paysages. L’analyse des 2 000 autochromes de la propriété prises entre 1910 et 1950 a permis de reproduire fidèlement les scènes originelles.

Un jardin « mappemonde »

Des essences originaires d’Europe, d’Amérique, d’Afrique, d’Océanie et d’Asie sont réunies sur les 7 types de jardins qui composent le site. Le visiteur voyage lui aussi autour du monde…

Pour la création du jardin français, Albert Kahn fait appel à l’un des plus prestigieux paysagistes de son temps: Achille Duchêne. Au centre du site se dresse le palmarium, élégante serre vitrée surmontée d’une coupole aux formes arrondies, où s’épanouissent des plantes exotiques.
En été, le verger se transforme en roseraie. Les rosiers grimpants s’entrelacent autour des troncs et des branches des arbres fruitiers.

La composition paysagère est ici entièrement guidée par la recherche de la nature : arbustes et arbres non taillés, gazon vallonné, bulbes fleurissant au printemps. Une rivière s’écoule dans un bassin surmonté d’une rocaille qui évoque une falaise. Un petit cottage souligne le caractère pittoresque de la scène.

La forêt vosgienne est une évocation des paysages montagneux de l’enfance d’Albert Kahn. Elle reproduit sur 3 000 m2 une forêt qui, dans les Vosges, occupe 800 000 hectares. Deux versants y sont représentés : le versant lorrain (caractérisé par la présence d’épicéas et de hêtres plantés sur un éboulis de granit) ; le versant alsacien (reconstitué après la tempête de 1999 et caractérisé par des pins et des chênes se dressant dans un décor minéral composé de grès rose).

Cette partie du jardin doit son nom aux bouleaux pleureurs qui prennent en automne une teinte jaune et or très lumineuse.
La prairie, où la priorité est donnée aux couleurs et aux formes végétales, marque la recherche d’une nature libre en contraste avec les parterres réguliers du jardin français. Des plantes vivaces ou annuelles se mêlent à des herbes hautes.

Cette forêt réunit des arbres d’Afrique et d’Amérique : cèdres de l’Atlas et épicéas du Colorado.
À travers leurs branches hérissées d’épines bleues, on distingue peu à peu le marais. Il s’agit de deux petites mares artificielles autour desquelles poussent de nombreuses plantes aquatiques comme les iris d’eau et les nénuphars.

Un village composé d’un pavillon de thé (construction dédiée à la cérémonie rituelle du thé) et de deux maisons traditionnelles transporte le promeneur dans cette partie de l’Asie chère à Albert Kahn. Les roches et les végétaux se répartissent harmonieusement pour reconstituer un paysage japonais.

D’avril à juin et en septembre, les jeudis et dimanches, un maître formé à l’Ecole Urasenke de Kyoto propose des cérémonies de thé dans le pavillon dédié. Inscription à l’accueil du musée : 01 55 19 28 00.

En 1989, le département des Hauts-de-Seine a souhaité rendre hommage à la vie et à l’œuvre d’Albert Kahn par la création d’une œuvre paysagère contemporaine. Ce jardin japonais, créé par le paysagiste Fumiaki TAKANO, est une métaphore de la vie de Kahn conçue autour de trois axes essentiels: la vie (yang), la mort (yin) et l’axe féminin-masculin.

Une promenade dans les jardins d’Albert Kahn offre un réel dépaysement pour le visiteur qui oublie l’environnement urbain. Les Jardins d’Albert Kahn, un ouvrage édité par le musée et consacré à l’histoire des jardins est vendu à la boutique (60 pages brochées, : 5,50 €).

Les jardins sont des jardins historiques à voir comme des scènes paysagères, c'est pourquoi vous ne trouverez aucune indication botanique. Pour satisfaire votre curiosité, une brochure présentant les plantes remarquables du site est en préparation. Elle sera disponible à la vente à la boutique dans quelques semaines

Le centre de recherche sur les jardins, destiné à étudier l’histoire du site et à en conserver les archives, reçoit sur rendez-vous les chercheurs – professionnels et étudiants. Rendez-vous sur réservation par courriel via le formulaire de contact.

compte Facebook d'Albert-Kahn